Le Laboratoire national de santé : une institution multiple et innovante

19.01.17

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Le Laboratoire national de santé (LNS) regroupe des activités dans des domaines tels que la médecine légale, la pathologie, la microbiologie et les analyses de contrôle.

Vous connaissez tous, ou du moins en avez-vous entendu parler, CSI (Crime Scene Investigation ou Les Experts en français). Cette célèbre série télévisée américaine raconte les enquêtes d’une brigade de la police scientifique. Ces détectives en blanc, spécialisés dans l’identification génétique, existent également au Luxembourg, au sein du LNS. Et ce ne sont pas les seules compétences dont dispose cette institution. Loin de là !

Reconnu d’utilité publique par la loi du 7 août 2012 et placé sous la tutelle du Ministère de la Santé, le LNS compte six départements scientifiques et un personnel hautement qualifié dans des domaines aussi divers que la médecine légale, la toxicologie, l’anatomie pathologique, la génétique, la biochimie, la microbiologie, la bio-informatique, la surveillance alimentaire, la chimie pharmaceutique et l’hygiène du milieu. Doté d’une infrastructure ultra-moderne depuis son déménagement à Dudelange en 2013, le Laboratoire a à son actif de nombreuses réalisations en faveur de la recherche et la santé publique. Jugez-en plutôt !

L’Opferambulanz et une première en télémédecine !

Le département de médecine légale, dont font partie les fameux détectives en blanc évoqués ci-dessus, s’est ainsi vu confier par le gouvernement luxembourgeois la mission de créer une unité de documentation médico-légale des violences (Opferambulanz). Grâce à cette unité, les victimes de violences physiques, et notamment conjugales, pourront faire constater les faits d’un point de vue strictement médico-légal sans avoir à porter plainte et utiliser éventuellement ces preuves par la suite dans le cadre d’une procédure légale. 

Le département de médecine mène également un ambitieux projet relatif aux biopsies extemporanées. Celles-ci consistent à prélever un tissu au cours d’une intervention chirurgicale en vue d’en faire un examen microscopique pour confirmer ou infirmer qu’une lésion est cancéreuse. Plutôt que d’envoyer la biopsie au LNS, celle-ci est traitée sur place à l’hôpital et les images sont envoyées en temps réel par télétransmission au pathologue devant son microscope virtuel au LNS. Ce projet de télé-pathologie représente une première en matière de télémédecine à l’échelle du pays.

Des actions pour mieux protéger les consommateurs

Le département de microbiologie a mis en pratique une nouvelle technologie qui identifie rapidement les pathogènes alimentaires risquant de provoquer des épidémies (Whole Genome Sequencing ou séquençage complet du génome). En s’appuyant sur des techniques en séquençage génétique et en analyse bio-informatique, cette technologie permet de mieux comprendre les sources des pathogènes d’origine alimentaire, la manière dont ils entrent dans notre alimentation et comment ils survivent à une transformation et se retrouvent dans le produit fini. En octobre 2015, un jury de 18 spécialistes a salué ce travail en lui attribuant le Healthcare Technology Award.

En collaboration avec l’Institut Luxembourgeois de la Normalisation, de l’Accréditation, de la Sécurité et Qualité des produits et services (ILNAS), le département des laboratoires officiels d’analyses de contrôle mène régulièrement des campagnes dont une visait à déterminer le taux de phtalates dans les jouets. Composés chimiques couramment utilisés comme plastifiants, les phtalates se retrouvent à faible doses dans les produits de consommation. Outre leur nature cancérigène, certains sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. C’est pourquoi l’Union européenne a limité leur teneur à 1g/kg dans les jouets et articles de puériculture afin de mieux protéger les enfants, les plus vulnérables à ce type de produit. Sur les 16 échantillons de poupées en plastique analysés par le département, 3 étaient contaminés à fortes doses avec des valeurs supérieures à 10g/kg !
 
Et ce ne sont là que quelques exemples d’une institution qui, outre l’accueil de la biobanque dans son enceinte et la mise en place d’une Centre national de génétique, va bientôt voir ses missions considérablement élargies dans des domaines aussi complexes et vitaux que la résistance aux antibiotiques et le biomonitoring.

Auteur: LNS
Photos © LNS

 

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