Photographe: Emmanuel Claude
FICHE D’IDENTITÉ
- Nom : Fréderik Mortier
- Âge : 18
- Lycée : Lycée de garçons du Luxembourg
- Hobbies : Tennis, guitare électrique, danse latine et standard
- Points forts : Esprit d’équipe, calme sous pression, sens de l’organisation
- Matières préférées : Chimie et biologie
- Devise : « Il faut oser se lancer et ne pas rester dans l’immobilisme ».
Comment te sens-tu maintenant que l’émission est terminée ?
Je suis évidemment très heureux d’avoir gagné, mais aussi soulagé. L’émission représentait une charge mentale importante et demandait beaucoup de temps à côté de mes autres projets. Aujourd’hui, j’ai retrouvé un certain calme.
Cela dit, l’aventure me manque parfois. Je regarde chaque épisode le vendredi et j’adore découvrir le résultat final. Le montage est très réussi et retranscrit bien l’esprit de l’émission, même si certains détails disparaissent forcément au passage.
Y a-t-il une anecdote que tu aurais aimé voir dans un épisode, mais qui n’a pas pu être diffusée ?
Oui, dans l’épisode 5 (celui avec la fondue) : pendant le deuxième challenge, il y a eu un tie-breaker entre les jaunes et les mauves. On avait deux fils de fromage quasiment de la même longueur. Dans les règles, en cas d’égalité, il fallait refaire la recette sous pression, avec moins de temps. Et on l’a fait…
Comment as-tu vécu le travail d’équipe ?
J’ai beaucoup aimé. Au début, à quatre, c’était un peu compliqué de trouver notre rythme. Mais à trois, ça fonctionnait très bien. Il faut apprendre à faire confiance immédiatement, sinon on perd du temps. Impossible de contrôler le travail des autres sans arrêt. On doit rapidement identifier les compétences de chacun et répartir les tâches intelligemment. C’est essentiel dans l’émission.
Plus tard, quand les équipes ont changé, j’ai travaillé avec Sienna et ça s’est très bien passé aussi.
Lorsque tu t’es inscrit à Take Off, à quoi pensais-tu à ce moment-là ?
Je me suis inscrit deux fois : la saison précédente, j’avais passé le casting, mais j’ai été éliminé dès le premier épisode. Il fallait estimer la hauteur de la tour du château de Vianden : la bonne réponse était 35 mètres, j’ai dit 34… et ça ne passait pas.
Sur le moment, je l’ai mal vécu. Je ne voulais plus revenir. Mais six mois plus tard, quand j’ai vu que le casting recommençait, je me suis dit que ce serait dommage de laisser passer cette chance. Alors j’ai retenté le coup- et je suis très content de l’avoir fait.
As-tu changé par rapport à la première fois ?
Oui. On m’avait dit que je ne parlais pas assez, que j’allais trop vite pour la caméra. Du coup, cette fois, j’ai fait l’effort de verbaliser davantage ce que je faisais. C’était le grand conseil que j’avais retenu.
J’étais plus angoissé la première fois. La 2e, je connaissais déjà le déroulé des choses et j’étais plus préparé. Et en démarrant la saison, j’avais un bon sentiment, je me sentais bien dans l’émission.
Quel conseil donnerais-tu aux nouveaux participants ?
L’organisation, c’est la clé. J’ai raté deux semaines d’école pendant le tournage, donc il faut rattraper les cours et les contrôles. Mais c’est faisable – il faut juste être très organisé.
Tu mentionnais avoir d’autres projets en parallèle – peux-tu nous en dire plus ?
En dehors de Take Off, j’ai participé au concours national des jeunes scientifiques au Luxembourg. Avec un ami, on a fabriqué du plastique biodégradable à base d’algues qui absorbe le CO₂.
On a gagné le premier prix, ce qui nous a permis d’aller en Lettonie pour la finale européenne.
Quelles sont les qualités qui t’ont le plus aidé à avancer dans Take Off ?
Je dirais que j’ai réussi à garder l’esprit ouvert. Il ne faut pas se limiter à ses propres idées, mais intégrer celles des autres.
Dans cette émission, on ne peut pas se permettre d’être égoïste. C’est sans doute l’un des conseils les plus importants. On retire beaucoup en ayant un esprit d’entraide et de générosité.
Et aussi : il faut garder un bon état d’esprit. Même dans les moments difficiles, il faut toujours croire que c’est possible.
Quel a été ton défi préféré – et pourquoi celui-là en particulier ?
J’ai particulièrement aimé le 2e challenge du 1er épisode, celui des chariots. C’est grâce à lui que j’ai obtenu ma place dans l’émission. J’ai aussi beaucoup apprécié le challenge où il fallait fabriquer un testeur de pH.
De manière générale, les défis basés sur la logique me semblent plus accessibles. J’ai remarqué que lorsque certains objets paraissent étranges ou déplacés sur la table, ils font souvent partie de la solution. Il faut alors raisonner par déduction : repérer l’intrus et construire une idée à partir de lui.
Y a-t-il eu un défi durant lequel tu t’es dit : « Là, ça va être difficile » ?
J’ai toujours considéré chaque défi comme étant réalisable. Il ne faut jamais perdre espoir. Tout est une question de mindset : quand on se dit qu’on va y arriver, on assimile mieux les informations et on mobilise plus facilement ses capacités. À l’inverse, se convaincre que c’est impossible revient à se limiter soi-même, à censurer son propre raisonnement.
Pour réussir, il est aussi essentiel de savoir déconnecter. Je n’ai pas dormi toutes les nuits à l’auberge : parfois j’ai choisi de changer de cadre, de m’accorder des respirations. Cela permet de repartir sur de bonnes bases. Porter le stress du jour précédent peut s’avérer contre-productif.
A propos, comment gères-tu le stress ?
La plupart du temps, je choisis simplement de passer à l’action. Cela permet de couper la dynamique négative du stress. En se concentrant sur ce qu’il y a à faire, on transforme le stress en un moteur : il aide à réfléchir plus vite et à agir plus efficacement.
Plutôt que de le subir, je le vois comme un facteur utile, à condition de bien le canaliser. C’est un peu comme face à une pente de ski très raide : si on réfléchit trop, on bloque. Mais dès qu’on se lance, on réalise que ça se passe finalement bien.
Cette saison était-elle différente de ce que tu avais imaginé ?
Oui : elle était très émotionnelle. Il y a eu des moments très marquants, comme la réaction de Paul quand Yeva est partie, ou encore Cécile lorsqu’elle a gagné son premier duel : on voit vraiment que ça l’a transformée, elle devient beaucoup plus sûre d’elle par la suite.
De manière générale, on perçoit une véritable évolution des candidats au fil de l’émission. Ce n’est pas seulement une progression technique, mais aussi un développement de leur état d’esprit et de leurs ressources personnelles.
Quel a été pour toi le moment le plus beau, le plus drôle ou le plus surprenant de l’émission ?
Les moments les plus drôles : quand Loris faisait ses farces et parlait de tout et de rien.
Les moments les plus beaux : tous ceux qui ne sont pas montrés à l’écran – tout ce qui se passe entre les candidats en dehors des caméras, les échanges, les discussions, le fait d’apprendre à se connaître.
Et ce qui m’a le plus surpris, c’est la manière dont la structure du jeu a évolué par rapport aux saisons précédentes. Chaque jour apportait son lot d’imprévus, on ne savait jamais vraiment à quoi s’attendre.
Si tu devais décrire Take Off en trois mots, lesquels choisirais-tu ?
Dynamique !
Inspirant
Créatif
Quels sont tes hobbies en dehors de Take Off ?
Je joue au tennis depuis une dizaine d’années. J’ai également commencé la danse. Et sinon, je joue de la guitare depuis mes 8 ans. À l’école, je fais partie de la Rockband ; on se produit lors du concert annuel.
As-tu déjà une idée de ce que tu aimerais faire plus tard ?
Oui, j’aimerais bien étudier la biomédecine et devenir chercheur en laboratoire. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre les différents aspects du corps humain et son fonctionnement.
À plus court terme, j’ai aussi des projets de voyage. J’ai prévu de faire un petit tour de l’Europe cet été : l’Autriche, la Slovénie, la Croatie et l’Italie.
Un dernier mot ?
Le plus difficile, finalement, c’était de garder le secret sur l’émission. Quand les gens autour de soi regardent Take Off et posent des questions, ce n’est pas toujours évident de ne rien dire.
Sinon, un conseil pour tous ceux qui hésitent à s’inscrire : il faut le faire. Vraiment. C’est une expérience inoubliable.
Autrice : Diane Bertel
Éditrice : Lucie Zeches (FNR)