Vidéo de l'épisode « Ziel mir keng! »

Perdre dix kilos en un an ? Rien qu'en s'administrant une injection par semaine ?

C'est bien plus facile que de s'épuiser à faire du sport, non ?

Avec des médicaments comme l'Ozempic®, le Wegovy® ou le Mounjaro®, le pari semble possible. Ces médicaments ont suscité un intérêt marqué, notamment sur les réseaux sociaux, où ils sont souvent vantés comme des remèdes miracles pour maigrir.

Mais ces traitements sont-ils réellement efficaces ? À qui s'adressent-ils ? Et pourraient-ils contribuer à lutter contre l'obésité en hausse à l'échelle mondiale ? 

L'obésité, ou l'adiposité, dépasse la simple question de l'excès de poids ou des normes esthétiques. C'est une maladie reconnue par l'OMS et qualifiée de crise mondiale de santé publique1.

Qu'est-ce que l'obésité ?

L'obésité est une maladie chronique complexe et multifactorielle, qui peut s'accompagner de nombreuses autres maladies, comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, le cancer ainsi que des maladies musculaires et des troubles psychiques.

Selon le Dr Hanen Samouda, chercheuse au Luxembourg Institute of Health (LIH), qui nous a conseillés pour cette vidéo, une prise en charge efficace de l'obésité commence par un traitement de la maladie elle-même. Ensuite, il s'agit de prévenir les maladies associées et d'améliorer la santé de la population.

Le Dr Hanen Samouda, PhD est une chercheuse en obésité active à l'échelle internationale qui s'engage activement dans la lutte contre cette maladie. Elle est anthropologue clinicienne et épidémiologiste au sein du groupe de recherche « NutriHealth » au Luxembourg Institute of Health (LIH). Elle est aussi  fondatrice et présidente de la Luxembourgish Association for the Study of Obesity (LASO), membre de la European Association for the Study of Obesity (EASO) et vice-présidente du comité scientifique du réseau de compétences Diabète et Obésité avec comorbidité de l'enfant au Luxembourg (OBEDIA).

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reconnu et inscrit l'obésité dans la classification internationale des maladies onzième révision (CIM-11). L'obésité affecte divers systèmes biologiques et peut être à l'origine de plus de 230 maladies non transmissibles, dont des maladies cardiométaboliques, oncologiques, respiratoires, musculo-squelettiques et mentales.

Dr Hanen Samouda, PhD (Luxembourg Institute of Health)

Malheureusement, l'obésité progresse à l'échelle mondiale. En 1990, 8 %1 de la population mondiale âgée de plus de 18 ans souffrait d'obésité. En 2022, cette proportion avait doublé pour atteindre 16 %.

Estimation de la prévalence de l'obésité chez les adultes (1990-2022), calculée sur la base d'enquêtes de population et de modèles statistiques. Source : WHO - Global Health Observatory (2025) via OurWorldinData.org)

Au Luxembourg, on observe actuellement un taux similaire2Si l'on inclut aussi les enfants et les adolescents3, plus d'un milliard de personnes sont concernées dans le monde.

Si l'on tient également compte de la pré-obésité ou du surpoids, plus de 2,5 milliards de personnes sont même actuellement concernées dans le monde4.

Chez les enfants et les adolescents1 le nombre de cas d'obésité a d'ailleurs quadruplé à l'échelle mondiale entre 1990 et 2022. L'obésité chez les enfants et les adolescents n'affecte pas seulement leur santé à court terme, mais a aussi des répercussions à long terme. Les enfants atteints d'obésité ont de fortes chances de continuer à souffrir de cette maladie à l'âge adulte et présentent un risque accru d'apparition précoce d'autres pathologies.

En outre, ils subissent des conséquences psychosociales négatives. L'obésité affecte les résultats scolaires et la qualité de vie, et ces effets sont aggravés par la stigmatisation, la discrimination et le harcèlement.

Données statistiques supplémentaires :  prévisions jusqu'en 2035

« Selon la World Obesity Federation5, plus de trois milliards d'adultes et 770 millions de jeunes dans le monde pourraient présenter une obésité ou une pré-obésité d'ici 2035, soit 54 % de l'ensemble des adultes et plus de 39 % de l'ensemble des jeunes à l'échelle mondiale. Le Luxembourg est également touché par cette évolution. Pour 2035, des tendances alarmantes sont attendues au Luxembourg en matière de prévalence de la pré-obésité et de l'obésité : près de 37 % de la population adulte et 38,5 % des enfants et adolescents âgés de 5 à 19 ans », explique le Dr Hanen Samouda, PhD.

On évalue souvent le nombre de personnes concernées à l'aide de l'indice de masse corporelle (IMC).

On parle de pré-obésité ou de surpoids lorsque l'IMC est supérieur à 25 et d'obésité lorsqu'il est supérieur à 30.

Un exemple : lorsque l'on tient compte de l'IMC, une personne mesurant 1,75 mètre est considérée comme étant en surpoids à partir de 77 kilos et comme souffrant d'obésité à partir de 93 kilos. 

Mais l'IMC présente des limites. Plutôt que le poids, ce sont la masse grasse ou d'autres indicateurs ainsi que l'état de santé général des patients qui sont déterminants.

Certains sportifs très musclés présentent aussi un IMC élevé, sans pour autant avoir de problèmes de santé.

C'est pourquoi d'autres indicateurs, comme le tour de taille6 ou d'autres marqueurs de la santé physique et mentale, ainsi que la capacité à fonctionner au quotidien jouent aussi un rôle important.

L'indice de masse corporelle (IMC) présente des limites, mais il a l'avantage d'être facile à calculer et peut donc être aisément utilisé à des fins statistiques dans les études. « Un autre indicateur, la graisse viscérale, peut être calculé à partir du tour de taille et du tour de cuisse. Le LIH a développé un outil en ligne à cet effet. Il est toutefois aussi important de prendre en considération d'autres aspects dans le diagnostic de cette maladie multifactorielle », explique le Dr Hanen Samouda, PhD.

La définition et le diagnostic exacts de l'obésité continuent d'être débattus dans le monde scientifique7Quoi qu'il en soit, l'accent se déplace du poids vers la santé des patients.

Les personnes souffrant d'obésité sont malheureusement souvent stigmatisées. Il existe des préjugés, par exemple, l'idée selon laquelle les personnes concernées manqueraient de volonté.

Or, sur le plan biologique, certaines personnes sont plus susceptibles de prendre du poids en raison de différences dans la sensation de faim et de satiété, et dans la régulation de l'énergie – des mécanismes qui sont influencés par la génétique, le fonctionnement du cerveau et les hormones.

Parallèlement, tout le monde n'a pas le même accès à une alimentation saine ni à un environnement sain. Le temps à consacrer à l'activité physique et l'accès aux soins de santé diffèrent aussi. Il n'est donc pas vrai que tout le monde a les mêmes prédispositions. De plus, lorsqu'une personne souffre d'obésité, de nombreux processus dans son corps se modifient, notamment la sensation de satiété, la faim, etc. Le fait que certaines personnes atteintes d'obésité présentent par exemple des troubles du comportement alimentaire est une conséquence de la maladie, qui aggrave encore le problème.

Les personnes atteintes d'obésité continuent à être confrontées à des préjugés liés au poids et à une stigmatisation largement répandus, un phénomène qui a nettement augmenté ces dernières années. Elles sont injustement jugées, accusées ou humiliées en raison de leur poids et sont souvent perçues à tort comme des personnes sans volonté ou sans discipline, voire réduites à l'idée simpliste qu'elles mangent trop et ne bougent pas assez.

Cette discrimination n'est pas seulement présente dans la société, mais aussi dans le système de santé. Elle peut avoir des conséquences graves, notamment un accès retardé aux soins, une qualité de prise en charge réduite ainsi que de nombreux problèmes de santé mentale et physique.

Il est indispensable de reconnaître l'obésité comme une maladie chronique afin de sortir de la logique de culpabilisation et de garantir une prise en charge respectueuse, fondée sur des données probantes et équitable pour tous.

Dr Hanen Samouda, PhD (Luxembourg Institute of Health)

Facteurs influençant l'obésité

L'obésité est influencée par une combinaison de facteurs :

• des facteurs biologiques, notamment la génétique et la régulation neuroendocrinienne,

• des facteurs environnementaux, notamment l'environnement alimentaire, l'aménagement urbain et la pollution,

• des facteurs psychosociaux, notamment les préjugés liés au poids et la stigmatisation,

• des facteurs socioéconomiques.

Beaucoup de gens peinent donc à contrôler leur poids et à améliorer leur état de santé.

Puis, l'Ozempic® est arrivé.

« Injection(s) amaigrissante(s) »

Au départ, ce médicament a été mis au point pour aider les personnes diabétiques à réguler leur glycémie. Des études ont ensuite montré qu'elles perdaient également du poids.

C'est pourquoi, après des études supplémentaires, des médicaments contenant le même principe actif que l'Ozempic®, ainsi que d'autres avec des principes actifs similaires, ont été autorisés pour le traitement du surpoids et de l'obésité.

Au Luxembourg, l'Ozempic® est uniquement autorisé pour le traitement du diabète, tandis que le Wegovy® et le Saxenda® sont réservés au traitement de l'obésité ou de la pré-obésité.

Selon les études, les patients atteints d'obésité ont perdu entre 10 et 20 % de leur poids corporel8, 9, 10 en un an, toujours en association avec une thérapie nutritionnelle et une activité physique.

Pour une personne de 100 kilos, cela représente donc entre 10 et 20 kilos.

À titre de comparaison : les personnes en surpoids qui modifient leur mode de vie sur une période comparable perdent, à condition qu'elles maintiennent leurs efforts, souvent près de 5 à 10 %11. Après une chirurgie12, 13, 14 de réduction gastrique, une perte de 20 % ou plus peut être atteinte.10 à 20 %, c'est donc un résultat plutôt satisfaisant, n'est-ce pas ?

Mais comment ces médicaments fonctionnent-ils au juste ?

Le terme « injection amaigrissante » en soi n'est pas tout à fait correct. Ces médicaments ne détruisent pas les cellules adipeuses, elles réduisent plutôt l'appétit. Elles contiennent des substances actives – comme le sémaglutide – qui imitent des hormones responsables de la sensation de satiété après les repas et de la régulation de la glycémie.

Elles agissent à la fois sur le corps et sur le cerveau :

  • Les signaux de faim dans le cerveau sont réduits, tandis que la sensation de satiété augmente. L'appétit diminue.
  • L'estomac se vide plus lentement, ce qui prolonge la sensation de satiété.
  • Après les repas, l'insuline est libérée de manière plus homogène, et la glycémie se stabilise.

En résumé : sous l'effet des médicaments, on a moins faim, on mange moins et on perd du poids.

D'ailleurs, dès 2005, le premier médicament15 basé sur un agoniste du GLP-1 a été autorisé pour traiter le diabète (l'exénatide) suivi en 2014 du premier traitement anti-obésité16 (le Saxenda®, principe actif : le liraglutide). Mais c'est avec le sémaglutide (Ozempic®17 - 2017/Wegovy®18 - 2021) et le tirzépatide (Mounjaro® - 202219/202320) qu'une véritable révolution s'est produite.

Médicaments autorisés au Luxembourg

Il existe plusieurs médicaments qui se distinguent par leurs principes actifs et leurs fréquences d'injection. Certains médicaments ciblent une seule hormone (GLP-1), tandis que les nouveaux traitements agissent sur deux hormones (le GLP-1 et le GIP). Les injections doivent être réalisées une fois par semaine ou une fois par jour. Les médicaments antidiabétiques et anti-obésité contiennent les mêmes principes actifs, mais portent des noms différents et sont utilisés à des doses différentes. Les médicaments antidiabétiques sont remboursés par la caisse de maladie (sous certaines conditions), contrairement aux traitements anti-obésité, ce qui en limite l'accès pour de nombreux patients. Tous ces médicaments doivent être prescrits par un médecin.

Médicaments pour traiter le diabète de type 2 disponibles au Luxembourg :

Les agonistes des récepteurs du GLP-1 (agissent sur une hormone : le GLP-1)

  • l'Ozempic® (principe actif : le sémaglutide), une injection par semaine 
  • le Rybelsus® (principe actif : le sémaglutide), oral
  • le Victoza® (principe actif : le liraglutide), une injection par jour

Les récepteurs double agonistes des incrétines (agissent sur deux hormones : le GLP-1 et le GIP)

  • le Mounjaro® (principe actif : le tirzépatide), une injection par semaine

Médicaments pour traiter l'obésité / contrôler le poids disponibles au Luxembourg :

Les agonistes des récepteurs du GLP-1 (une hormone : le GLP-1)

  • le Wegovy® (principe actif : le sémaglutide), une injection par semaine
  • le Saxenda® (principe actif : le liraglutide), une injection par jour

Les récepteurs double agonistes des incrétines (agissent sur deux hormones)

  • le Mounjaro® (principe actif : le tirzépatide), une injection par semaine

Ces médicaments ne sont pas remboursés au Luxembourg. Les patients paient actuellement de leur propre poche.

Les « injections amaigrissantes » constituent-elles une avancée majeure ?

Ces médicaments marquent-ils réellement un tournant décisif ? Si c'était le cas, ils pourraient aider beaucoup de personnes souffrant d'obésité et prévenir de nombreuses maladies à l'échelle mondiale ?

En effet, des études menées chez des personnes souffrant d'obésité et de surpoids ont montré des améliorations significatives de la santé : le risque d'AVC ou d'infarctus a par exemple diminué de 20 %21, et celui de diabète de 66 %. 

Par ailleurs, ces médicaments22 peuvent entre autres réduire la pression artérielle et l'inflammation, améliorer la santé cardiaque ou diminuer la graisse hépatique, et ainsi accroître la qualité de vie des gens souffrant d'obésité. Des recherches récentes suggèrent aussi des bénéfices en ce qui concerne les douleurs articulaires, la santé cérébrale et d'autres problèmes liés au surpoids.

Les chercheurs ont par ailleurs mené une étude de modélisation23. Si tous les Américains en surpoids ou touchés d'obésité recevaient ces médicaments à vie, le nombre de cas d'obésité serait réduit de moitié en deux ans, avec 26 millions de cas de diabète, 13 millions de maladies cardiaques et 5,5 millions de décès prématurés en moins chaque année.

La réponse semble donc évidente, non ?

Pas tout à fait. Car les traitements entraînent aussi des effets secondaires.

Quels sont les effets secondaires? 

Les plus fréquents sont les maux de ventre, les nausées, les vomissements, la diarrhée ou la constipation.

Ces effets apparaissent surtout au début du traitement ou lors de l'augmentation de la dose, et s'atténuent souvent grâce à une thérapie nutritionnelle médicale.

Bien qu'ils soient plus rares, il existe aussi des effets secondaires plus graves24, 25, tels que :

  • des inflammations du pancréas,
  • des problèmes au niveau de la vésicule biliaire ou l'apparition de calculs biliaires,
  • un risque de cancer de la thyroïde. 

Par ailleurs, on ignore encore s'il existe d'autres effets secondaires en cas d'utilisation à long terme.

Les études montrent aussi que, lorsque les patients arrêtent les injections, beaucoup reprennent au moins une partie du poids perdu26, 27, 28, 29 et de nombreux effets bénéfiques, notamment ceux liés à la tension artérielle ou à la glycémie, s'estompent progressivement.

Cela montre que l'obésité est une maladie chronique récurrente qui nécessite un traitement à long terme.

Ces médicaments ne sont pas un remède miracle qui agit seul. Ils peuvent s'inscrire dans une thérapie personnalisée fondée sur des données probantes qui reposent sur trois piliers :

1) un traitement médicamenteux,

2) une chirurgie (par exemple, une réduction gastrique),

3) un soutien psychologique, une thérapie nutritionnelle médicale et une activité physique.

Le but est toujours d'améliorer la qualité de vie et la santé. 

Ces traitements sont conçus pour un usage à long terme, à l'instar des médicaments utilisés pour d'autres maladies chroniques comme l'hypertension ou le diabète.

Traiter efficacement l'obésité ne consiste pas seulement à réduire le poids, mais aussi à améliorer la santé globale. En traitant l'obésité, il est possible de contribuer à prévenir un large éventail d'autres maladies non transmissibles, dont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et les maladies hépatiques, et de réduire leur impact à long terme sur les gens et les systèmes de santé.

L'obésité s'accompagne aussi de coûts personnels et sociétaux importants, notamment une diminution de la qualité de vie, un recours accru au système de santé et une perte de productivité. C'est pourquoi l'investissement dans un traitement efficace fondé sur des données probantes peut apporter des bénéfices significatifs sur les plans sanitaire, social et économique.

Dr Hanen Samouda, PhD (Luxembourg Institute of Health)

Ces traitements ont-ils un intérêt pour les personnes qui ne souffrent pas d'obésité ?

Qu'en est-il des personnes qui n'ont « que » quelques kilos en trop, mais qui sont par ailleurs en bonne santé et qui souhaiteraient recourir à ces médicaments pour répondre à un idéal de beauté ? Ces médicaments ne doivent pas être prescrits dans ces cas.

Ici, le rapport entre les risques et les bénéfices est différent : ces personnes s'exposent au risque d'effets secondaires, sans forcément en tirer un bénéfice pour la santé.

Étant donné que les médicaments ont été testés chez des patients souffrant d'obésité, on ignore s'ils pourraient entraîner d'autres effets secondaires chez des personnes de poids normal.

Cet épisode de « Ziel mir keng! » a été conçu et présenté par Michèle Weber (à gauche) et Jean-Paul Bertemes (à droite) du Luxembourg National Research Fund (FNR).

Conclusion

Les médicaments tels que le Wegovy® ou le Mounjaro® constituent-ils une avancée majeure ou s'agit-il d'une supercherie ?

Ni l'un ni l'autre. Ces médicaments ne sont pas des remèdes miracles et ils ne conviennent pas à tout le monde. Mais ils constituent un progrès important et un outil supplémentaire dans la prise en charge de l'obésité, une maladie chronique complexe qui s'accompagne de nombreux problèmes de santé.

Ils peuvent contribuer de manière efficace à améliorer la santé de patients atteints d'obésité. Mais ils ne fonctionnent pas tout seuls.

Ils doivent être envisagés dans le cadre d'une thérapie personnalisée à long terme fondée sur des données probantes qui tient aussi compte des éventuels effets secondaires. Un suivi médical est indispensable dans ce contexte.

Il reste à voir dans quelle mesure ces traitements pourront contribuer à lutter contre la crise globale de santé publique. Ceci dépend notamment de la manière dont l'obésité sera prise en charge à l'avenir – et de la question de savoir si ces médicaments seront remboursés, comme c'est le cas pour d'autres maladies chroniques. Ces considérations sont actuellement débattues.

Pour l'heure, ces médicaments sont encore coûteux. Ils ne sont pas à la portée de tout le monde. Et il faut aussi travailler sur d'autres aspects parallèlement à la prise de médicament afin d'éviter une reprise de poids importante après l'arrêt du traitement.

Pour les personnes qui poursuivent un idéal de beauté, les changements du mode de vie et du rapport à l'image corporelle restent la priorité pour améliorer leur bien-être et leur santé.

L'approche adéquate dépend de chaque personne, de sa santé et de ses besoins. Améliorer la prise en charge de l'obésité signifie de reconnaître la maladie, de réduire la stigmatisation, de garantir l'accès à des traitements fondés sur des preuves et de soutenir les personnes, dans le respect et la dignité. 

Dr Hanen Samouda, PhD (Luxembourg Institute of Health)

Auteurs : Michèle Weber, PhD et Jean-Paul Bertemes (FNR)
Présentation : Michèle Weber et Jean-Paul Bertemes, (FNR)
Conseils et révision par les pairs : Dr Hanen Samouda, PhD (Luxembourg Institute of Health)
Traduction: Nadia Taouil (www.t9n.lu) 

Réalisation et montage : Dominique Weber (SKIN)
Caméra : Constantino Danopoulos (SKIN)
Téléprompteur : Valentine Brandenburger (SKIN)
Illustrations : George Dos Santos R., Noémie Brück, Anton Stépine (SKIN)
Concept et production : SKIN pour le compte du Luxembourg National Research Fund (FNR)

 

Infobox

Sources

1) https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/obesity-and-overweight

2) https://santesecu.public.lu/fr/espace-citoyen/departement-sante/maladies/obesite.html

3) NCD Risk Factor Collaboration. Worldwide trends in underweight and obesity from 1990 to 2022: a pooled analysis of 3663 population-representative studies with 222 million children, adolescents, and adults. The Lancet 2024. 16;403(10431):1027-1050. doi: 10.1016/S0140-6736(23)02750-2

4) https://www.worldobesity.org/about/about-obesity/prevalence-of-obesity

5) https://data.worldobesity.org/publications/

6) https://www.lih.lu/en/visceral-fat-calculator/

7) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39824205/

8) Efficacy and Safety of Glucagon-Like Peptide-1 Receptor Agonists for Weight Loss Among Adults Without Diabetes: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials: Annals of Internal Medicine: Vol 178, No 2

9) Tirzepatide Once Weekly for the Treatment of Obesity | New England Journal of Medicine

10) Real-World Weight Loss Among Patients Initiating Semaglutide 2.4 mg and Enrolled in WeGoTogether, a Digital Self-Support Application - PMC

11) Chao, A., Moore, M., & Wadden, T. (2024). The past, present, and future of behavioral obesity treatment. International Journal of Obesity, 49, 196 - 205. https://doi.org/10.1038/s41366-024-01525-3.

12) Courcoulas, A., Christian, N., Belle, S., Berk, P., Flum, D., Garcia, L., Horlick, M., Kalarchian, M., King, W., Mitchell, J., Patterson, E., Pender, J., Pomp, A., Pories, W., Thirlby, R., Yanovski, S., & Wolfe, B. (2013). Weight change and health outcomes at 3 years after bariatric surgery among individuals with severe obesity. JAMA, 310 22, 2416-25 . https://doi.org/10.1001/jama.2013.280928.

13) Palumbo, P., Banchelli, F., Miloro, C., Toschi, P., Mecheri, F., Gabriele, S., Pantaleoni, M., D’amico, R., & Menozzi, R. (2023). Weight loss trend after bariatric surgery in a population of obese patients. Clinical nutrition ESPEN, 57, 58-64 . https://doi.org/10.1016/j.clnesp.2023.06.015

14) #Masry, M.A.M.E., Fiky, M.A.M.E. Long-Term Outcome of Laparoscopic Sleeve Gastrectomy (LSG) on Weight Loss in Patients with Obesity: a 5-Year and 11-Year Follow-Up Study. Obes Surg (2023)

15) https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC1484540/

16) https://www.ajmc.com/view/liraglutide-approved-under-new-name-to-treat-obesity

17) https://doi.org/10.1007/s40265-018-0871-0 

18) https://www.pharmacytimes.com/view/fda-approves-prescription-weight-loss-therapy-for-adults-with-obesity

19) https://doi.org/10.1007/s40265-022-01746-8

20) https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/fda-approves-new-medication-chronic-weight-management

21) https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2307563 

22) Daniel J. Drucker. The benefits of GLP-1 drugs beyond obesity. Science (2024).

https://www.glucagon.com/pdfs/Druckerscience.adn4128.pdf 

23) Hwang JH, Laiteerapong N, Huang ES, Kim DD. Lifetime Health Effects and Cost-Effectiveness of Tirzepatide and Semaglutide in US Adults. JAMA Health Forum. 2025

https://jamanetwork.com/journals/jama-health-forum/fullarticle/2831205 

24) Semaglutide: Double-edged Sword with Risks and Benefits - PMC

25) Efficacy and Safety of Glucagon-Like Peptide-1 Receptor Agonists for Weight Loss Among Adults Without Diabetes: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials: Annals of Internal Medicine: Vol 178, No 2

26) Trajectory of weight regain after cessation of GLP-1 receptor agonists: a systematic review and nonlinear meta-regression - eClinicalMedicine

27) Weight regain and cardiometabolic effects after withdrawal of semaglutide: The STEP 1 trial extension - Wilding - 2022 - Diabetes, Obesity and Metabolism - Wiley Online Library

28) Once-Weekly Semaglutide in Adults with Overweight or Obesity | New England Journal of Medicine

29) https://www.bmj.com/content/392/bmj-2025-085304

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