Vidéo de l'épisode "Ziel mir keng!"
« Ziel mir keng! » est diffusé sur RTL Tëlee après le « Wëssensmagazin Pisa ». Vous pouvez aussi visionner les épisodes sur RTL Play et sur la chaîne YouTube science.lu.
Une petite bière, ça ne peut quand même pas faire de mal. Un verre de vin rouge au dîner, c'est même bon pour le cœur !
C'est du moins ce qu'affirment quelques études1 2 3. D'autres, en revanche, recommandent4 5 6 de s'abstenir de boire de l'alcool, car la moindre goutte comporterait des risques pour la santé.
Alors, qu'en est-il ?
Nous avons abordé ces questions et bien d'autres dans cet épisode de « Ziel mir keng ! ». Pour cet épisode, nous avons collaboré avec Torsten Bohn, nutritionniste au Luxembourg Institute of Health (LIH), le Dr Claude Besenius, directrice du Centre Thérapeutique Useldange (CTU), et le Dr Jean-Marc Cloos, spécialiste des addictions au Centre hospitalier du Nord (CHdN).
Photo (d.g.à.d.): Dr. Torsten Bohn (LIH), Dr. Claude Besenius (CTU), Dr. Jean-Marc Cloos (CHdN)
Biographies succintes
L'alcool – état des lieux
L'idée selon laquelle une consommation faible à modérée d'alcool serait bonne pour le cœur est aujourd'hui contestée7 8 9 10 11 12 13 14 15 et ne peut plus être soutenue en ces termes. Et si l'on tient également compte des risques de cancer, de lésions hépatiques, d'accidents, de violence ou de dépendance, le bilan est clairement négatif16.
Chaque année, l'alcool entraîne quatre fois plus de décès17 que toutes les drogues illégales réunies. Et pourtant, beaucoup de gens aiment boire de l'alcool !
D'où nos questions du jour : quels effets l'alcool a-t-il sur notre corps ? À quel point l'alcool est-il nocif, notamment par rapport à d'autres drogues ? Et à partir de quand est-on considéré comme alcoolique ?
Pourquoi une consommation modérée d'alcool nous procure-t-elle une sensation de bien-être ?
L'alcool est consommé dans le monde entier depuis des milliers d'années. Le vin, la bière et les eaux-de-vie font partie de notre culture, et beaucoup associent l'alcool à d'agréables moments de convivialité entre amis ou lors de fêtes.
L'alcool diminue l'activité du cortex préfrontal, qui est responsable du contrôle de soi et de la prudence18. De plus, il entraîne la libération d'endorphines et nous donne l'impression d'être moins stressés ou anxieux19 20 21 22 23. Tout cela contribue à nous détendre, à réduire nos inhibitions, à nous procurer une sensation de bien-être et à favoriser notre sociabilité. Des études montrent que les personnes qui consomment ensemble de l'alcool avec modération rient et discutent davantage entre elles et ressentent une plus grande proximité sociale24 25 26 que les groupes témoins sobres.
Comment l'alcool affecte-t-il notre corps ?
Malheureusement, l'alcool est aussi une cytotoxine. Il est cancérigène et peut entraîner une dépendance. À partir de l'estomac et de l'intestin, l'alcool se répartit dans l'ensemble du corps, y compris dans le cerveau, et y cause des dommages. Dans le cerveau, il perturbe par exemple la transmission de signaux entre les neurones27 28 29. Dans les cellules, il endommage les protéines et l'ADN30 31.
Lorsqu'il dégrade l'alcool, le foie produit en outre de l'acétaldéhyde, une substance intermédiaire encore plus toxique que l'alcool et elle aussi cancérigène32.
Quand une personne est en état d'ivresse, la mémoire, le temps de réaction et la capacité de jugement se dégradent de façon mesurable, si bien qu'une forte alcoolisation peut aller jusqu'à provoquer un trou de mémoire complet.
Chez les jeunes en particulier, un excès d'alcool entraîne des dommages mesurables dans le cerveau33 34 35 36, qui poursuit son développement jusqu'au milieu de la vingtaine.
Quelle est l'ampleur des dommages causés par l'alcool au sein de la population ?
Selon l'OMS, 2,6 millions de décès dans le monde sont attribuables chaque année à la consommation d'alcool37, dont un tiers rien qu'en Europe. Il peut s'agir de décès directs, par exemple à la suite d'une cirrhose, d'une maladie cardiovasculaire ou d'un cancer ou de décès indirects, notamment en cas de violences, de suicides ou d'accidents.
D'ailleurs, aux États-Unis, en 2022, seuls 59 % des décès dans des accidents liés à l'alcool concernaient les conducteurs alcoolisés eux-mêmes38. Les autres victimes étaient des passagers avant, des piétons ou des occupants d'autres véhicules, morts à cause de la consommation d'alcool d'une autre personne.
On estime aussi que 630 000 bébés naissent chaque année avec un trouble du spectre de l'alcoolisation fœtale39 et en subissent les conséquences à vie, parce que leur mère a consommé de l'alcool pendant la grossesse.
Des études menées dans des pays anglo-saxons montrent qu'entre 20 et 79 %40 41 42 43 44 45 46 de la population a déjà subi un préjudice en raison de la consommation d'alcool d'autres personnes, par exemple à la suite de disputes, d'accidents ou de négligence au sein de la famille.
Quels sont les risques liés à l'alcool par rapport à d'autres drogues ?
Pour le consommateur lui-même, l'héroïne, le crack et la méthamphétamine sont plus dangereux que l'alcool.
Mais une étude britannique souvent citée47 48 et une étude similaire menée pour l'Europe sont arrivées à la conclusion suivante : si l'on tient également compte des dommages causés à d'autres personnes, comme les accidents, les violences et les problèmes familiaux, l'alcool arrive clairement en tête de l'évaluation globale, devant l'héroïne et le crack.
L'alcool peut provoquer des cancers
L'alcool peut entraîner huit types de cancers49 50, dont les cancers de la cavité buccale, de l'œsophage, du foie et de l'intestin, ainsi que le cancer du sein chez la femme.
Et il n'existe pas de seuil connu en dessous duquel le risque de cancer n'augmente pas51 52.
Selon une étude récente53 54, la consommation de moins d'un verre de vin par jour entraîne 23 000 nouveaux cas de cancer chaque année dans l'UE, dont près de la moitié sont des cancers du sein.
Conclusion intermédiaire
L'alcool peut certes être source de plaisir et de convivialité, mais il est clairement mauvais pour la santé, et peut entraîner une dépendance et causer des préjudices importants. La situation devient particulièrement problématique lorsque l'alcool est consommé en grandes quantités55 56 57.
À partir de quand est-on considéré comme alcoolique ?
En médecine, on ne fait pas de distinction binaire entre alcooliques et non-alcooliques. C'est plus nuancé que cela.
On peut par exemple examiner la consommation d'alcool. Selon le Dr Claude Besenius, chargée de direction du Centre thérapeutique, on fait la distinction entre :
- une consommation modérée d'alcool ;
- une consommation à risque, c'est-à-dire le niveau à partir duquel le risque de dépendance augmente ;
- une consommation nocive, lorsque des dommages physiques ou psychiques manifestes sont déjà apparus ;
- et la dépendance.
Dans l'UE, un homme consomme en moyenne l'équivalent de près de 20 verres standard par semaine, contre environ six pour une femme58.
Pour simplifier, un verre standard correspond à un verre de bière, un verre de vin ou une eau-de-vie.
Il s'agit d'ailleurs d'un niveau considéré comme à risque, voire nocif.
Le terme « alcoolique » est certes fréquemment utilisé dans le langage courant, mais il est considéré comme péjoratif et réduit la personne à sa maladie. Il est donc recommandé de parler, par exemple, d'une « personne dépendante à l'alcool ». En Europe, la classification CIM-11 de l'OMS s'applique. Elle fait par ailleurs la distinction entre une consommation nocive d'alcool et une dépendance. La classification américaine DSM-5 parle, quant à elle, de « trouble lié à la consommation d'alcool », donc d'un continuum.
Qu'en est-il de la consommation au Luxembourg?
Au Luxembourg, la consommation d'alcool est comparativement élevée : 43 % des habitants consomment de l'alcool chaque semaine, contre un peu moins de 29 % en moyenne dans l'UE59. Une personne sur dix y consomme de l'alcool de manière excessive au moins une fois par semaine, contre une sur 30 dans l'UE60 61.
Mais, comme les quantités consommées ne suffisent pas à elles seules à évaluer les problèmes psychiques, physiques ou sociaux, il existe des classifications plus fines.
Auto-évaluation selon la classification de l'OMS
En Europe, on utilise la classification CIM-11 de l'OMS. Procédons à l'auto-évaluation : combien des critères suivants avez-vous observés au cours des douze derniers mois ?
- Vous avez régulièrement des difficultés à contrôler votre consommation (par exemple, le moment où vous commencez ou arrêtez de boire, la quantité ou la fréquence). Vous ressentez un besoin fort de boire de l'alcool.
- L'alcool passe avant d'autres aspects importants de votre vie, comme le travail, les relations ou la santé, si bien que vous continuez à boire, malgré les conséquences négatives.
- Vous développez une tolérance et/ou des symptômes de sevrage que vous devez compenser par une consommation accrue ou constante.
Selon la CIM-11, deux réponses honnêtes par l'affirmative suffisent pour parler de dépendance, quel que soit le nombre de verres consommés par semaine.
La classification américaine DSM-5 parle, quant à elle, de « trouble lié à la consommation d'alcool », donc d'un continuum. Il existe au total onze critères et un classement selon le degré de sévérité. Si vous remplissez deux à trois critères sur une période de douze mois, le trouble lié à la consommation d'alcool est léger, avec quatre à cinq critères, il est modéré, et avec six critères ou plus, il est sévère. Voici les onze critères :
- Vous consommez souvent de l'alcool en plus grande quantité ou pendant une période plus longue que prévu.
- Vous souhaitez constamment réduire votre consommation d'alcool ou essayez sans succès de le faire.
- Vous consacrez beaucoup de temps à vous procurer de l'alcool, à en consommer ou à vous remettre de ses effets.
- Vous ressentez une forte envie ou un besoin impérieux de consommer de l'alcool.
- À cause de l'alcool, vous négligez vos obligations au travail, à la maison ou à l'école.
- Vous continuez à boire de l'alcool, malgré des problèmes sociaux ou relationnels récurrents liés à votre consommation.
- À cause de l'alcool, vous réduisez d'importantes activités sociales, professionnelles ou de loisirs, voire vous y renoncez complètement.
- L'alcool vous expose régulièrement à des situations dangereuses, par exemple lorsque vous conduisez en état d'ivresse.
- Vous continuez à boire de l'alcool, alors que vous savez qu'il vous cause des problèmes physiques ou psychiques.
- Vous avez développé une tolérance à l'alcool, c'est-à-dire que vous devez en consommer nettement plus pour ressentir le même effet, ou la même quantité produit un effet nettement moindre.
- Vous présentez des symptômes de sevrage ou consommez de l'alcool ou d'autres substances pour les atténuer ou les éviter.
Selon l'addictologue Dr Jean-Marc Cloos, au-delà de la place qu'occupe l'alcool dans la vie, il faut s'interroger sur les raisons pour lesquelles on en boit. Chaque personne concernée a besoin d'un diagnostic et d'un accompagnement individuels. Et il ne faut pas oublier une chose : en cas de dépendance à l'alcool, l'abstinence à vie est le seul moyen d'en sortir.
Où trouver de l'aide
D'ailleurs, si vous connaissez quelqu'un qui a besoin d'aide en raison de sa consommation d'alcool, il existe de nombreux interlocuteurs au Luxembourg auxquels il est possible de s'adresser, y compris de manière anonyme, pour obtenir des conseils ou de l'aide. En voici quelques-uns :
- Médecin traitant
- CNAPA – Centre National de Prévention des Addictions
- Alcooliques anonymes
- Centre Thérapeutique Useldange (CHNP / Rehaklinik)
- ZithaKlinik – Polyclinique consultation en addictologie
- Centre ÄDDI-C - Rehaklinik
Conclusion
Le vin, la bière et les eaux-de-vie font partie de notre culture. Consommés avec modération, ils favorisent la convivialité, aident à dépasser des inhibitions et procurent de bons moments.
Mais malheureusement, l'alcool peut aussi entraîner une dépendance et est une cytotoxine. L'alcool est cancérigène, même lorsqu'il est consommé avec modération. Il entraîne de nombreux problèmes de santé ainsi que des préjudices pour l'entourage, surtout lorsqu'il est consommé en grandes quantités.
La distinction classique entre alcooliques et non-alcooliques n'est aujourd'hui plus appliquée telle quelle, et la dépendance ne se définit pas uniquement par la quantité d'alcool consommée, mais aussi par d'autres critères.
Ce n'est pas notre rôle de dire à quiconque ce qu'il doit faire. Notre objectif est simplement de présenter l'état actuel des connaissances scientifiques. Chacun peut ensuite évaluer le plaisir que lui procure la consommation d'alcool au regard des risques qu'elle implique.
Auteurs : Jean-Paul (Jhemp) Bertemes, Michèle Weber (FNR)
Édition et vérification : Anouk Ewen, Linda Wampach (FNR)
Examen par les pairs : Torsten Bohn (LIH), Claude Besenius (Centre thérapeutique), Jean-Marc Cloos
Traduction : Nadia Taouil (www.t9n.lu)
Infobox
1 Gaziano et al. (2000). Light-to-moderate alcohol consumption and mortality in the physicians’ health study enrollment cohort: https://www.jacc.org/doi/10.1016/S0735-1097(99)00531-8
2 Gordon T et al. (1983). Drinking habits and cardiovascular disease. The Framingham Study:
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0002870383904921?via%3Dihub
3 Ronksley et al. (2011). Association of alcohol consumption with selected cardiovascular disease outcomes: a systematic review and meta-analysis: https://www.bmj.com/content/342/bmj.d671.long
4 Griswold et al. (2018). Alcohol use and burden for 195 countries and territories, 1990–2016: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2016: https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)31310-2/fulltext
5 Wong et al. (2023). Alcohol and Arrhythmias: https://www.jacc.org/doi/10.1016/j.jacep.2022.10.023
6 Marcus et al. (2022). Individualized Studies of Triggers of Paroxysmal Atrial Fibrillation: https://jamanetwork.com/journals/jamacardiology/fullarticle/2786196
7 Georgescu et al. (2024). Alcohol Consumption and Cardiovascular Disease: A Narrative Review of Evolving Perspectives and Long-Term Implications: https://www.mdpi.com/2075-1729/14/9/1134
8 Biddinger et al. (2022). Association of Habitual Alcohol Intake With Risk of Cardiovascular Disease. JAMA Network: https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2790520
9 Zhao et al. (2017). Alcohol Consumption and Mortality From Coronary Heart Disease: An Updated Meta-Analysis of Cohort Studies. Journal of Studies on Alcohol and Drugs. Vol 78, No 3: https://www.jsad.com/doi/10.15288/jsad.2017.78.375
10 Piano et al. (2025). Alcohol Use and Cardiovascular Disease: A Scientific Statement From the American Heart Association: https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/CIR.0000000000001341
11 Wong et al. (2023). Alcohol and Arrhythmias: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36858701/
12 Marcus et al. (2022). Acute Consumption of Alcohol and Discrete Atrial Fibrillation Events: https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M21-0228?url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori:rid:crossref.org&rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed
13 Wood et al. (2018). Risk thresholds for alcohol consumption: combined analysis of individual-participant data for 599 912 current drinkers in 83 prospective studies: https://www.thelancet.com/article/S0140-6736(18)30134-X/fulltext
14 Zhang et al. (2014). Alcohol intake and risk of stroke: A dose–response meta-analysis of prospective studies: https://www.internationaljournalofcardiology.com/article/S0167-5273(14)00907-3/abstract
15 Bryazka et al. (2022) Population-level risks of alcohol consumption by amount, geography, age, sex, and year: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2020. The Lancet: https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(22)00847-9/fulltext
16 Griswold et al. (2018). Alcohol use and burden for 195 countries and territories, 1990–2016: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2016: https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)31310-2/fulltext
17 WHO (2024). Over 3 million annual deaths due to alcohol and drug use, majority among men:
https://www.who.int/news/item/25-06-2024-over-3-million-annual-deaths-due-to-alcohol-and-drug-use-majority-among-men
18 Abernathy et al. (2010). Alcohol and the prefrontal cortex: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3593065/pdf/nihms447130.pdf
19 Hendler et al. (2011). Stimulant and Sedative Effects of Alcohol. Behavioral Neurobiology of Alcohol Addiction: https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-642-28720-6_135
20 Chaudhry & Gossman (2023). Biochemistry, Endorphin: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK470306/
21 Pilozzi et al. (2021). Roles of β-Endorphin in Stress, Behavior, Neuroinflammation, and Brain Energy Metabolism. International Journal of Molecular Sciences, Vol. 22 (1): https://www.mdpi.com/1422-0067/22/1/338
22 Mitchell et al. (2012). Alcohol Consumption Induces Endogenous Opioid Release in the Human Orbitofrontal Cortex and Nucleus Accumbens. Science Translational Medicine, Vol. 11 (4): https://www.science.org/doi/abs/10.1126/scitranslmed.3002902
23 Jarjour et al. (2009). Effect of Acute Ethanol Administration on the Release of Opioid Peptides From the Midbrain Including the Ventral Tegmental Area. Alcoholism, clinical and experimental research, Vol. 33 (6): https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1530-0277.2009.00924.x
24 Sayette et al. (2012). Alcohol and Group Formation: A Multimodal Investigation of the Effects of Alcohol on Emotion and Social Bonding. Psychological science, Vol. 23 (8): https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22760882/
25 Goodman et al. (2018). Social Anxiety and the Quality of Everyday Social Interactions: The Moderating Influence of Alcohol Consumption. Behavior Therapy, Vol. 49 (3): https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0005789417301156
26 Battista et al. (2012). The effects of alcohol on safety behaviors in socially anxious individuals. Journal of Social and Clinical Psychology, 31(10), 1074–1094: https://doi.org/10.1521/jscp.2012.31.10.1074
27 Noori et al. (2018). Ethanol-induced conformational fluctuations of NMDA receptors. Molecular Physics, Vol. 117 (2): https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/00268976.2018.1504135#abstract
28 Toyama et al. (2018). Structural basis for the ethanol action on G-protein–activated inwardly rectifying potassium channel 1 revealed by NMR spectroscopy. PNAS, Vol. 115 (15): https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.1722257115#:~:text=Despite%20its%20biological%20importance%2C%20molecular%20mechanisms%20underlying%20the%20ethanol%20action%20remained%20unknown%2C%20due%20to%20the%20weak%20binding%20affinity%20and%20the%20dyn
29 Dharavath et al. (2023). GABAergic signaling in alcohol use disorder and withdrawal: pathological involvement and therapeutic potential. Frontiers in Neural Circuits, Vol. 17: https://www.frontiersin.org/journals/neural-circuits/articles/10.3389/fncir.2023.1218737/full
30 Peana et al. (2017). Mystic Acetaldehyde: The Never-Ending Story on Alcoholism. Frontiers in Behavioral Neuroscience, Vol. 11: https://www.frontiersin.org/journals/behavioral-neuroscience/articles/10.3389/fnbeh.2017.00081/full
31 Manzo-Avalos & Saavedra-Molina (2010). Cellular and mitochondrial effects of alcohol consumption. Int J Environ Res Public Health. 2010 Dec;7(12):4281-304. doi: 10.3390/ijerph7124281. Epub 2010 Dec 21. PMID: 21318009; PMCID: PMC3037055: https://www.mdpi.com/1660-4601/7/12/4281
32 NIAAA (2025). Alcohol's Effects on Health: https://www.niaaa.nih.gov/publications/alcohol-metabolism
33 Chikritzhs et al. (2024). Alcohol and the Brain. Alcohol and Society 2024:https://alcoholandsociety.report/wp-content/uploads/2024/02/Alcohol-and-the-brain_Alcohol-and-society-2024_report_en.pdf
34 Spear (2018): Effects of adolescent alcohol consumption on the brain and behaviour. Nature reviews. Neuroscience, Vol. 19 (4): http://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29467469/
35 Kuntsche et al. (2017). Binge drinking: Health impact, prevalence, correlates and interventions. Psychology & Health: https://escholarship.org/content/qt5vf3k21b/qt5vf3k21b.pdf?t=oqtrok
36 Linden-Carmichael et al. (2023). Associations Between Blackout Drinking and Self-Reported Everyday Cognition among Young Adults. Addictive behaviors, Vol. 141: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10001203/pdf/nihms-1875264.pdf
37 WHO (2024). Over 3 million annual deaths due to alcohol and drug use, majority among men: https://www.who.int/news/item/25-06-2024-over-3-million-annual-deaths-due-to-alcohol-and-drug-use-majority-among-men
38 National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) (2024). Traffic Safety Facts 2022 Data: Alcohol-Impaired Driving (Report No. DOT HS 813 578). Washington, DC: U.S. Department of Transportation, National Highway Traffic Safety Administration, National Center for Statistics and Analysis; August 2024: https://crashstats.nhtsa.dot.gov/Api/Public/ViewPublication/813578
39 Lange et al. (2017). Global Prevalence of Fetal Alcohol Spectrum Disorder Among Children and Youth: A Systematic Review and Meta-analysis. JAMA pediatrics, Vol. 171 (10): https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5710622/
40 Gell et al. (2015). Alcohol’s Harm to Others. A report for the Institute of Alcohol Studies produced by the University of Sheffield School of Health and Related Research (ScHARR): https://www.ias.org.uk/uploads/pdf/IAS%20reports/rp18072015.pdf
41 Scotland AF (2014). Unrecognised and under-reported: the impact of alcohol on people other than the drinker in Scotland. Scotland: Alcohol Focus Scotland: Unrecognised-and-under-reported-summary.pdf
42 Laslett et al. (2011). Surveying the range and magnitude of alcohol's harm to others in Australia. Addiction. 2011;106(9):1603 11: Surveying the range and magnitude of alcohol's harm to others in Australia - Laslett - 2011 - Addiction - Wiley Online Library
43 Caswell et al. (2011). Alcohol's harm to others: self-reports from a representative sample of New Zealanders. New Zealand Medical Journal. 2011;124(1336):75-84: https://nzmj.org.nz/media/pages/journal/vol-124-no-1336/alcohols-harm-to-others-self-reports-from-a-representative-sample-of-new-zealanders/449d1d22cb-1696478847/alcohols-harm-to-others-self-reports-from-a-representative-sample-of-new-zealanders.pdf
44 Greenfield et al. (2010). Second hand drinking may increase support for alcohol policies: New results from the 2010 National Alcohol Survey. Drug and Alcohol Review. 2014;33(3):259-67: Second‐hand drinking may increase support for alcohol policies: New results from the 2010 National Alcohol Survey - Greenfield - 2014 - Drug and Alcohol Review - Wiley Online Library
45 Hope et al. (2014). Alcohol's harm to others in Ireland. Dublin: Health Service Executive, 2014: https://www.drugs.ie/resourcesfiles/ResearchDocs/Ireland/2014/ah2oreport.pdf
46 Beynon et al. (2019). Alcohol-related harm to others in England: a cross-sectional analysis of national survey data. BMJ Open 2019;9:e021046. doi: 10.1136/bmjopen-2017-021046: https://bmjopen.bmj.com/content/9/5/e021046
47 Nutt et al. (2010). Drug harms in the UK: a multicriteria decision analysis. The Lancet, Vol. 376: https://www.ias.org.uk/uploads/pdf/News%20stories/dnutt-lancet-011110.pdf
48 van Amsterdam et al. (2015): European rating of drug harms. Journal of Psychopharmacology, Vol. 29 (6): https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0269881115581980
49 Office of the U.S. Surgeon General (2025). Alcohol and Cancer Risk 2025 - The U.S. Surgeon General’s Advisory: https://www.hhs.gov/sites/default/files/oash-alcohol-cancer-risk.pdf
50 Rumgay et al. (2021). Alcohol and Cancer: Epidemiology and Biological Mechanisms. Nutrients, Vol. 13 (9): https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34579050/
51 Anderson et al. (2023). Health and cancer risks associated with low levels of alcohol consumption. The Lancet Public Health, Vol. 8 (1): https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(22)00317-6/fulltext
52 WHO (2023). No level of alcohol consumption is safe for our health: https://www.who.int/europe/news/item/04-01-2023-no-level-of-alcohol-consumption-is-safe-for-our-health
53 Anderson et al. (2023). Health and cancer risks associated with low levels of alcohol consumption: https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(22)00317-6/fulltext
54 Rovira & Rehm (2020): Estimation of cancers caused by light to moderate alcohol consumption in the European Union. European Journal of Public Health, Vol. 31 (3): https://academic.oup.com/eurpub/article/31/3/591/6041768?login=false
55 Carr et al. (2023). The risk relationships between alcohol consumption, alcohol use disorder and alcohol use disorder mortality: A systematic review and meta-analysis: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/add.16456
56 Dai et al. (2026). Health effects associated with alcohol consumption: a Burden of Proof study: https://www.nature.com/articles/s44360-026-00139-5
57 Smit et al. (2026). Exploring the Dose–Response Relationship Between Alcohol Consumption and Harm to Others in Australia: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/dar.70226
58 WHO (2024). Alcohol, health and policy response in the European Union: Alcohol, health and policy response in the European Union in 2019
59 EHIS (2019). European Health Interview Survey (EHIS). Consommation de tabac et d’alcool - 3ème vague – 2019: https://www.lih.lu/wp-content/uploads/2024/06/EHIS_Consommation-de-tabac-et-dalcool-3eme-vague-2019-1.pdf
60 EHIS (2019). European Health Interview Survey (EHIS). Consommation de tabac et d’alcool - 3ème vague – 2019: https://www.lih.lu/wp-content/uploads/2024/06/EHIS_Consommation-de-tabac-et-dalcool-3eme-vague-2019-1.pdf
61 OECD (2021). State of Health in the EU. Luxembourg. Country Health Profile 2021: https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2021/12/luxembourg-country-health-profile-2021_9ebfee6c/3c147ce7-en.pdf